Les races d'oies domestiques
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L'oie de Guinée, l'oie grise des Landes, l'oie de Toulouse à bavette, l'oie de Toulouse sans bavette,
l'oie d'Alsace, l'oie de la Meuse, l'oie de Touraine, l'oie Normande, l'oie du Poitou,
l'oie grise du marais Poitevin, l'oie du Bourdonnais, l'oie blanche de Bresse

 

Les différentes races d'oies domestiques (hormis l'oie de Guinée), qui descendent toutes de l'oie Cendrée sauvage, ne sont plus aussi communes qu'elles l'étaient il y a seulement trente ans.

L'oie Cendrée est domestiquée depuis bien longtemps, sa masse varie de 2,5 à 4,5 kg. Grace à l'élevage et une sélection rigoureuse, on est passé de cette oie relativement légère à des oiseaux comme l'oie de Toulouse pesant jusqu'à 15 kg après gavage ! Il est évident que ces oies ne peuvent plus voler et que leur silhouette a perdu la grâce de sa parente sauvage.

Selon votre objectif, viande ou foie gras, vous aurez le choix principalement entre l'oie de Guinée et l'oie des Landes. Cependant, d'autres races aussi peuvent contribuer à l'obtention d'une chair excellente ou d'un beau foie gras. Peu multipliées, il est difficile de retrouver des reproducteurs ou des oisons. Enfin, mieux vaut prendre, pour faire une oie rôtie, une Guinée. Elle a la chair moins grasse que les autres. Pour le foie gras, l'oie Grise des Landes a fait ses preuves.

Il ne faut pas oublier aussi que l'oie nous a rendu et nous rend encore de nombreux services grâce à ses plumes : confection de vêtements, d'oreillers, de couettes ...etc Nombre de manuscrits ont été copiés à l'aide d'une plume d'oie avant l'invention de la plume métallique et du stylo. Charlemagne faisait travailler ses copistes avec des plumes d'oie, et par ordonnance, il obligea toutes les grandes fermes du royaume à posséder 100 poules et 30 oies.

Caractérisée par la caroncule qui surmonte sa tête, elle est haute sur pattes. La femelle est plus petite que le mâle. Tous les deux peuvent avoir des plumes blanches ou brunes cendrées. L'oie de Guinée semble être la meilleure pondeuse : 65 à 80 oeufs par an. Sa croissance est rapide, mais comptez au moins quatre mois pour avoir une volaille à rôtir savoureuse.

Elle provient des sélections empiriques d'oie de Toulouse. Les sélectionneurs ont choisi le petit format de l'oie Grise des Landes pour sa meilleure aptitude au foie gras. Le mâle pèse 7 à 8 kg ; la femelle 6 kg. L'oie de Toulouse grand format, mâle 12 kg, femelle 9 kg se répartit en sujets à bavette et sans bavette, en oies de Gimon ou de Masseub, etc. Finalement, il reste une population d'oie Grise à foie gras, le plus important cheptel d'oies en France. L'oie Grise des Landes est une faible pondeuse, 30 à 35 oeufs par an. Si sa chair n'est pas maigre, elle a cependant une belle vocation foie gras.

Comme son nom l'indique, cette race est originaire du sud-ouest de la France, mais pour être honnête il faut dire qu'elle a été façonnée dans sa forme actuelle par les éleveurs anglais.
C'est un oiseau de taille énorme, à la carrure épaisse et massive, à l'attitude fière ; cou fort ; tête large et courte avec bavette ; panouille double fermée à l'arrière et touchant le sol.
Son plumage est abondant, fort, serré sur les régions supérieures du corps, mais très épais, plus lâche et plus doux dans les parties basses, bouffant aux cuisses et au croupion.
Le jars pèse de 9 à 10 kg et l'oie de 8 à9 kg. Les oeufs à couver doivent peser 160 g minimum.

Oie sans bavette, un peu plus légère, à la silhouette élégante, aux taille et forme plus fines que le type à bavette (jars : 8 à10 kg ; oie : 6 à 8 kg). Le volume n'exclut ni la sveltesse des formes ni l'agilité dans la démarche. Son plumage est abondant, serré, mais moins épais sur le croupion et les cuisses que sur le dos et la poitrine.
Ce type sans bavette est plus productif que le précédent et est prioritairement utilisé pour l'obtention des foies gras ns le Sud-Ouest.

On peut noter que l'oie de Toulouse est, sans contestation possible, l'oie française la plus connue à l'étranger, mais c'est principalement sa variété " à bavette " qui est sélectionnée. Celle-ci est aussi dénommée oie de Toulouse type industrie, tandis que la variété "sans bavette" est appelée type agricole.

Originaire des petites vallées de l'Alsace ; c'est une petite oie de 4 à 4,5 kg, assez basse sur pattes et assez large. Le bec est rouge pâle, les tarses chair à jaune suivant l'âge et les yeux bruns. La principale variété est la Grise, couleur de l'oie Cendrée sauvage. Mais il existe une variété gris et blanc et une variété entièrement blanche. Les foies gras se Strasbourg ont fait la réputation de cette oie.

C'est une petite oie grise, probablement directement issue de l'oie sauvage, qui etait élevée parfois en troupeaux considérable dans la vallée de la Meuse et de ses affluents, dans le nord-est et même en Belgique jusqu'à la frontière des Pays-bas. Elevée depuis au moins le 19ème Siècle, elle n'existe plus aujourd'hui. On peut cependant l'assimiler à l'oie d'Alsace.

Elle a la même origine que les autres oies blanches du centre de la France. D'un format intermédiaire (5 à 7 kg) entre l'oie de Poitou et l'oie du Bourdonnais, elle convient très bien pour la production d'oies à rôtir et de plumes.
C'est un animal fort, vigoureux, robuste et de développement rapide.
Son bec est jaune orangé, son cou relativement fort et long ;ses tarses jaune orangé.
Son standard a été adopté par la commission française des standards volailles en 1999.

Elle est issue des oies communes qui peuplaient la Normandie. La principale caractéristique de cette oie est son auto-sexabilité : le jars a un plumage entièrement blanc et l'oie gris et blanc. Sa taille est moyenne : 3,5 à 4 kg pour la femelle et 5 kg pour le mâle. Tarses orangés, abdomen ne traînant pas sont ses autres caractéristiques.

On l'appelle aussi oie Plumassière car elle est exploitée pour son duvet (couette). On dit que son élevage fut introduit à Poitiers sous les ducs d'Aquitaine par quelques gentilshommes hollandais installés dans cette ville. C'est un oiseau moyen (6 à6,5 kg), au plumage blanc. L'oie du Poitou est élevée pour sa chair mais surtout (et c'est là sa grande originalité) pour sa peau commercialisée sous le nom de "bandes de cygnes".

Les marais de l'ouest du Poitou ont toujours été une région propice à l'élevage des oies. Celles-ci y disposaient de liberté, d'espace, d'eau et de verdure à volonté, et beaucoup d'habitants du Poiré-sur-Velluire, de La Taillée, Nalliers, Vouillé menaient leur troupeau sur le terrain communal. Chaque foyer jouissait du droit de faire pâturer un " fût ", c'est-à-dire 9 oies et 2 jars, plus les jeunes. Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait au Poiré-sur-Velluire, par exemple, un terrain communal de 247 hectares et 15 éleveurs d'oies, soit un cheptel de 1 400 sujets ; cela représentait un revenu non négligeable pour les éleveurs qui vendaient la viande (oie à rôtir), les plumes et le duvet. En 1992, sur cette commune, ne subsistaient que 2 éleveurs !
Aussi le Parc interrégional du Marais poitevin entreprit dès 1992 une action de conservation de cette population en collectant chez les éleveurs les individus les plus représentatifs. Une sélection a été opérée afin de garder les sujets correspond aux critères. Depuis 1996 la vente des reproducteurs a commencé, et en 1998 le parc disposait de 150 individus de qualité homogène au sein d'un conservatoire.

Comme son nom l'indique, elle est originaire du Bourbonnais, qui se trouve dans la région de l'Allier, avec Moulins pour centre. C'est une grosse oie de ferme (7 à 10 kg), blanche, rustique, précoce et assez prolifique. Pondeuse correcte, l'oie couve bien si vous lui laissez les oeufs. Elle est surtout destinée à fournir des sujets à rôtir de bonne taille, mais vous pouvez aussi l'engraisser avec profit.
Une seule variété est reconnue : la blanche, au bec rouge orangé tirant parfois sur le rose orangé.

  • Les autres oies françaises

On trouve encore des exemplaires de population régionale :
Oie Blanche de Bresse
, de format assez réduit. L'oie de Bresse ou oie de l'Ain Comme l'oie de Touraine n'a jamais eu de standard homologué ni même de description précise.

 

Je me suis plus que largement inspiré d'un texte intitulé "les races d'oie et la cuisine" paru dans le bulletin N° 2 de L'ASSOCIATION AVICOLE D'EURE ET LOIR (je n'ai fait qu'ajouter ça et là quelques informations supplémentaires) , avec l'aimable autorisation de Mr Daniel DADU.

 

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