La santé au poulailler

mieux vaut prévenir que guérir

par Mr Jean-Claude MARTIN, Président d'honneur du B.C.F.

Les poux, les vers, la coccidiose, le coryza

Par définition nos adhérents ont, bien évidemment, des poules en parfaite santé. Il est cependant certaines maladies et certains parasites auxquels aucun élevage n'échappe, surtout quand les animaux ne sont pas en totale liberté. Même s'ils n'affectent pas le comportement des animaux, il faut savoir qu'ils diminuent leur production et leur vitalité et affectent souvent leur capacité à se reproduire.

Sans me lancer dans un cours sur la maladie, je voudrais simplement évoquer quelques traitements préventifs que tout éleveur doit pratiquer. Il s'agit de la lutte contre les poux, les vers, la coccidiose et, éventuellement les maladies respiratoires.

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Les POUX sont de deux sortes : les poux du plumage et les poux rouges. Les animaux étroitement enfermés et les poules couveuses en sont les premières victimes.

Les poux du plumages sont faciles à déceler : ils courent sur la peau des volailles et leurs oeufs forment de petites masses grisâtres à la base des plumes. Ils sont peux dangereux mais fatiguent et énervent les poules. Les poudres du commerce les exterminent facilement. Si vous êtes un écologiste convaincu, il existe un insecticide absolument naturel : la poudre de pyréthre qui est une spore de champignon; on la trouve en pharmacie et son prix est assez élevé (200/250 F par kilo).

Les poux rouges sont beaucoup plus dangereux car ils sucent le sang des poules la nuit. Le jour on ne les voit pas car ils sont cachés dans les moindres recoins et surtout es fentes du bois. Ils sont sensibles aux mêmes poudres que les poux du plumage mais une bonne pulvérisation des installations avec un insecticide désinfectant en vient plus sûrement à bout.

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Les VERS. Tôt ou tard vos volailles seront infectées par les vers, tout comme chiens et chats. Il est impossible de s'en rendre compte sauf lors de l'abattage d'un poulet de consommation. Deux traitements curatifs ou préventifs par an sont nécessaires, chacun comportant deux cures à trois semaines d'écart environ. Suivre les indications portées sur l'emballage du produit utilisé.

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La COCCIDIOSE. C'est une maladie endémique de toute les volailles et aucun élevage n'y échappe. Elle peut être latente ou virulente. Le développement des coccidies, qui sont des parasites intestinaux, est favorisé par la chaleur humide. Deux traitements par an sont recommandés.

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Les maladies respiratoires et plus spécialement ce que l'on nomme le CORYZA. Peut-être n'y en a t-il jamais eu dans votre élevage; dans ce cas tant mieux mais vos poules risquent toujours d'en attraper le virus dans une exposition. En cas de crise la guérison n'est pas toujours assurée car l'éleveur n'est guère compétent pour savoir quelle forme de la maladie ou quel virus attaque son cheptel. Le secours d'un vétérinaire peut être précieux....si vous en trouvez un qui s'intéresse aux poules. Là aussi un traitement préventif deux fois par an reste la meilleure des sécurités.

Enfin les éleveurs de pigeons et de paons doivent savoir que ces oiseaux sont très sensibles à l'histomonose ou à la thricomonose et que des traitements préventifs leur sont indispensables.

Texte paru dans le bulletin N° 3 de L'ASSOCIATION AVICOLE D'EURE ET LOIR, avec l'aimable autorisation de Mr Daniel DADU ainsi que de l'auteur.

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